Quels aliments stocker d’avance « au cas où… »

J’avais écrit cet article au moment du premier confinement de l’épidémie de Covid-19, en mars 2020. Nous avons tous vu des reportages sur les rayons pâtes totalement dévalisés, de nombreux français se retrouvant paniqués à l’idée de ne rien avoir à manger et se ruant ainsi sur des aliments « faciles » comme les pâtes. Une information qui, si elle ne m’a pas surprise, m’a fortement attristée, pour deux raisons : d’abord ce mouvement de panique était assez surprenant car il n’y avait pas de raison particulière que les magasins ne soient plus approvisionnés, mais surtout, cela démontrait une identification des pâtes avec une nourriture intéressante à stocker… nous allons pourquoi je n’aurais personnellement pas fait ce choix.

Pourquoi les pâtes ne sont pas la meilleure nourriture à stocker ?

Je n’ai rien en particulier contre les pâtes en général, mais ce qui me semble délétère, c’est la consommation excessive de céréales raffinées, et également de gluten. Or, c’est exactement ce que sont les pâtes blanches classiques que l’on trouve en supermarché. Il faut bien comprendre que les pâtes de blé traditionnelles n’ont d’autre intérêt pour le corps que de lui amener des calories par le biais du glucose issu de l’amidon. C’est important vous me direz.

Oui, mais ceci pose plusieurs problèmes :

  • du glucose, sans les cofacteurs indispensable à la fabrication d’énergie (de nombreuses vitamines, minéraux et oligoéléments, ainsi que des enzymes), ne donne pas à terme une fabrication d’énergie efficace, voire mène à une épuisement et une fatigue chronique. Or, les pâtes raffinées sont dénuées de ces vitamines et minéraux. Mieux vaudrait privilégier des pâtes semi-complètes ou complètes (à choisir bio pour éviter les pesticides), qui au moins ont un apport en vitamines B et minéraux.
  • le gluten du blé moderne en excès est délétère, il cause des dégradations de la membrane intestinale et une inflammation chronique du corps. On y est plus ou moins sensible, mais en excès, cette réalité est universelle. Or les pâtes au blé sont bien source de gluten. Mieux vaudrait varier le type de pâtes, ou de céréales, pour éviter la présence trop forte et régulière de gluten.
  • Enfin, les pâtes blanches sont un sucre rapide, qui est rapidement absorbé, crée un pic de glycémie et donc d’insuline, ce qui cause une hypoglycémie réactionnelle, et une sensation de faim rapide. Mieux vaut ne pas en abuser, et les associer à des légumes en quantité. Pour information, l’index glycémique des pâtes redescend lorsqu’elles refroidissent, on peut donc les consommer en salade pour limiter cet aspect là.

Choisir ses priorités

Quand j’ai fait part à mes proches de mon attristement devant ces images, et certains m’ont dit « oui mais tout le monde n’a pas les moyens de stocker d’autres types de céréales ». Certes, les pâtes sont moins chères que du sarrasin ou des pois cassés, mais quand on regarde l’apport nutritionnel comparé, ces derniers vont vraiment apporter quelque chose à votre corps (et donc vous en aurez pour votre argent), ce qui n’est pas le cas des pâtes.

Par ailleurs, il s’agit vraiment de savoir où placer ses priorités :

  • Entre le budget alimentaire et le reste, d’une part (vêtements, iphone dernier cri….) : dans les années 1950, 30% du budget était consacré à l’alimentation. Part qui s’est aujourd’hui réduite à peau de chagrin, avec la recherche de produits toujours moins cher mais par conséquent de moins bonne qualité.
  • Au sein même du budget alimentation, d’autre part : les chariots des personnes sortant des supermarchés et interviewées à la TV étaient certes pleins de pâtes, mais aussi de packs de sodas, de desserts lactés, de paquets apéritifs et ce genre d’aliments ultra-transformés, nocifs et totalement non-indispensables (Note : j’ai d’ailleurs souvent vu à la TV ce genre de produits dans les reportages parlant de personnes ayant du mal à boucler leurs fins de mois mais qui s’achètent des canettes de sodas… ). Rogner un peu sur les protéines animales (viandes ou fromages notamment) permet aussi d’équilibrer son budget comme son alimentation.

De mon côté, j’ai clairement placé en priorité la qualité de mon alimentation ! Pas question de me priver de tout plaisir, cependant, ceux-ci doivent rester ponctuels (et non quotidiens), et surtout de qualité aussi !

Un organisme au top pour lutter contre les infections virales ou bactériennes

Pasteur lui-même aurait dit

« Le microbe n’est rien, le terrain est tout. »

En effet, pour être mieux armé pour résister aux agressions microbiennes, il faut avoir un corps en pleine santé non carencé en vitamines ou minéraux et bien nourri de tous types de nutriments. La clé est pour cela un régime équilibré et varié, le plus riche possible en légumes et fruits.
Concernant les sucres dits « lents », ils sont évidemment très intéressants car faciles à stocker en période de confinement. Mais ils sont surtout intéressants nutritionnellement parlant quand on les choisit avec soin.

Les pâtes sont extrêmement pauvres de ce point de vue là. Certes elles ne sont pas chères, mais pour quel résultat sur votre corps à long terme ? On peut parler de « calories vides« , qui au final donnent un organisme dénutri, déminéralisé et dévitalisé, et en plus encrassé par le gluten du blé …

Un corps affaibli, qui sera prêt à attraper tout ce qui passe… gastro-entérites et infections ORL en tête.

Faire le plein de vitamines et minéraux

Ainsi au lieu de se ruer sur les pâtes, mieux vaut faire le plein de légumes et fruits de saison et locaux et/ou bio : on en mangera chaque jour en crudité pour mieux conserver leurs bienfaits, et une partie cuite de préférence à la vapeur douce. Certes, en cas de réel problème d’approvisionnement, ceux-ci finiront par se tarir mais en choisissant bien, certains se conservent pas mal, et puis on peut aussi prendre des surgelés pour compléter.

Côté légumes optez toujours pour des légumes de saison, si possible locaux et de qualité biologique. Selon la période, on optera pour des tomates, courgettes, concombres aubergines, oignons, poivrons, des choux variés (chou blanc ou rouge pour manger cru, chou vert, chou fleur, chou de Bruxelles, chou rave, chou chinois, brocoli… pour manger cuit), artichauts, poireaux, radis noirs, radis red meat ou blue meat, navets, céleri rave, carottes, betteraves, blettes, épinards, patate douce, etc. Sans oublier toutes les courges, très pratiques car vraiment de longue conservation…

Côté fruits, même raisonnement, choisissez-les locaux, bio et de saison. Pommes, poires, kakis, clémentines ou mandarines, pomelos, kiwis (fruit peu pollué de pesticides même en non-bio), melons, fraises et autres fruits rouges, pêches, nectarines, abricots, raisin…

Pour des protéines animales riches en bons gras, on mise sur des petits poissons gras (sardines à l’huile d’olive, maquereaux au naturel et hareng en boîte – faire attention à ne pas choisir des parfums trop originaux souvent bourrés d’additifs). Ces poissons sont riches en Oméga 3 mais aussi en fer, calcium et différents minéraux intéressants pour l’organisme.

On n’oublie pas les œufs, qui se conservent extrêmement bien même hors du frigo, coûtent très peu cher comparativement à de la viande, se cuisinent de multiples manières, et sont de très bonnes sources de protéines et de bons gras. L’idéal, cuire le blanc mais garder le jaune coulant ! Coque ou au plat, par exemple.

Vous pouvez avoir aussi un peu de fromage de chèvre ou brebis à la maison, sans en abuser. Idéalement 3 portions par semaine, ou pas plus d’une par jour.

Enfin, misez sur les bonnes huiles : olive pour la cuisson, et huiles riches en oméga 3 pour l’assaisonnement (colza, noix, lin, cameline, chanvre, sésame…).

Pour en revenir aux féculents, et en lieu et place des pâtes, je vous conseille de miser plutôt sur une portion quotidienne de céréales ou légumineuses (ou un mélange des deux).

L’intérêt des céréales et légumineuses

Les céréales et légumineuses sont recommandées quasiment tout en bas de la nouvelle pyramide alimentaire (juste après les légumes et fruits), notamment inspirée du régime méditerranéen qui a fait ses preuves côté santé et longévité. Elles ne sont pas assez consommées en France, surtout en terme de diversité et de qualité.

Mieux vaut sélectionner une grande diversité de céréales et légumineuses, pour apporter à l’organisme un large panel d’acides aminés (de protéines végétales), de minéraux, vitamines et fibres.

Pour la qualité, l’idée est bien de choisir des produits céréaliers complets, si possibles bruts = préférer des céréales en graines plutôt que la version pâtes ou les semoules et farines notamment.

Si vous n’avez pas d’idées, voici un exemple de ce que j’avais personnellement acheté en prévision du confinement (et sans dévaliser les rayons ! on a le droit d’en laisser aux autres) :
– petit épeautre
– sarrasin (graines entières et « couscous »)
– lentilles corail
– haricots rouges (en boîte, avec pour idée de cuisiner un chili sin carne)
– mélange de riz sauvage
Mais nous avions surtout fait le plein de légumes pour tenir une bonne semaine.

Et voici ce que nous avions déjà en stock :
– quinoa (français, j’y tiens !)
– riz complet bio
– riz pour risotto
– pois cassés
– pois chiches
– lentilles vertes
– haricots azuki

Et quand même quelques pâtes pour le plaisir, mais bio et complètes pour la plupart, ainsi que des pâtes aux pois chiches, sans compter les pommes de terres…

De nombreuses autres possibilités existent : millet, haricots blancs, lentilles blondes, amarante, orge et j’en passe. Testez, cuisinez, goûtez, et gardez celles que vous préférez, vous en trouverez forcément à votre goût !

Quasiment chaque jour, j’intègre un de ces aliments à notre alimentation, mais les pâtes, pas plus d’une fois par semaine environ, et si possible précédées de crudités et accompagnées de légumes.

Depuis quelques années que j’ai intégré toute cette variété, je n’ai plus de douleurs intestinales, et je me sens en bien meilleure forme !

Pensez-y, d’abord parce que c’est très bon, qu’on redécouvre des choses délicieuses et un plaisir à cuisiner, mais aussi et surtout pour votre santé !

Et les compléments alimentaires ?

Quand on veut améliorer son terrain et mieux résister aux infections virales ou bactériennes, on peut en plus se complémenter en différentes vitamines ou minéraux, prendre des probiotiques…

Les plus intéressantes sont :

La vitamine C : le mieux est de l’obtenir via les fruits et légumes frais, toutefois si vous n’en consommez pas assez, n’hésitez pas à vous supplémenter, via par exemple des gélules d’acérola.

La Vitamine D : une immense proportion de français sont en carence, notamment les femmes, or elle aide à renforcer l’immunité. Il est possible de la prendre sous forme de gouttes quotidiennes de vitamine D3. Il est important de suivre sont taux sanguin pour ne pas faire d’excès.

La vitamine E : c’est un puissant antioxydant, qui lutte contre le vieillissement des cellules. Il est présent dans de nombreuses huiles végétales mais notamment l’huile de germe de blé, donc n’hésitez pas à en mettre une cuillère à soupe dans vos assaisonnements.

Le fer : là c’est uniquement si vous êtes en carence, mais la plupart des femmes le sont (vérifiez avant): la spiruline peut être votre alliée pour cela et en plus elle regorge d’autres apports intéressants.

Les omega 3 : si vous n’en intégrez pas assez dans votre alimentation, il est intéressant de se supplémenter. Les Omega 3 ont en effet un rôle structural majeur, entrant dans la composition des membranes des cellules et leur permettant une bonne fluidité. Mais ils ont aussi un rôle fonctionnel clé, entrant dans nombreux mécanismes notamment l’inflammation et les défenses immunitaires. Ne les négligez surtout pas.

Des probiotiques : si vous avez un transit irrégulier ou une inflammation de l’intestin, surtout prenez des probiotiques pour essayer de régulariser la situation (en plus de mesures diététiques). En cas d’intestin irritable, la digestion et donc l’assimilation des nutriments ne se fera pas bien, vous ne pourrez donc pas être armés pour lutter contre les infections. A prendre aussi si vous êtes une personne « sensible » : femme enceinte, personne âgée… dans des périodes où circulent les virus et bactéries comme chaque hiver, ou particulièrement en ce moment.

Alors pour mieux lutter contre les virus (celui-là ou un autre) prenez soin d’avoir une alimentation nutritionnellement riche !

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